La fille du Bic

Il y a dix ans, grâce à mon site web Anomalie, j’ai rencontré des filles.

Il y avait la fille qui disait être tombée amoureuse de moi à la lecture de mes textes et qui avait peur de m’avouer qu’elle avait passé l’été à faire des danses à dix dans un bar du Saguenay. Il y avait la petite rousse d’une beauté renversante qui connaissait mes textes par cœur – à qui j’ai fait verser une larme sans faire exprès en me laissant aller à mon délire philosophique habituel – et qui m’a conduit dans son lit pour ensuite refuser de me revoir. Il y avait la belle gothique blême avec qui je suis allé cracher sur les têtes des danseurs de la discothèque palladium de Ste-Foy et qui m’avait dit qu’elle y retournerait seulement « avec quelqu’un qui sait danser pour vrai ». Celle qui a échoué dans sa tentative de me faire une pipe dans le lit qu’elle aurait pourtant dû partager avec son nouveau chum. Celle que j’avais baisée en plein après-midi dans sa chambre chez ses parents avant que son frère vienne cogner à la porte pendant que je me blottissais en position fœtale tout nu sous les couvertures. Celle qui admirait Adolf Hitler. Celle qui me lisait dans son petit 1½ toutes les nuits sur une mauvaise connexion et rêvait à moi parce que son couple se détériorait et qui est finalement devenue ma blonde pendant huit ans par la suite. Il y a toutes celles avec qui je suis allé prendre un café, marcher, voir un film sans jamais leur reparler ou les revoir. Dix ans plus tard elles sont toutes disparues. L’amour geek trash, forcé, ridicule, pathétique, tragique.

Mais aucune ne dépasse en étrangeté la fille du Bic.

* * *

Le Bic est un village aujourd’hui annexé à Rimouski, dans le bas St-Laurent, à 550 kilomètres de Montréal.

J’ai un étrange karma à partager avec les filles du bas du fleuve. Ma première blonde était une fille du bas du fleuve. Ma deuxième blonde était une fille du bas du fleuve. Ma mère est une fille du bas du fleuve.

C’est peut-être parce que je viens de l’autre bord, de la Côte-Nord. Les deux rives doivent se rejoindre, refermer la blessure au milieu de notre pays.

* * *

La fille du Bic avait pris le pseudonyme de Mélusine et avait monté en HTML une page web presque identique à la mienne pour attirer mon attention. Son visage apparaissait au centre de la page dans un gif animé où elle faisait toutes sortes de grimaces. Elle avait 19 ans. Une petite blonde, assez jolie. Comme moi elle écrivait des textes philosophiques analytiques interminables. Elle m’a écrit quelques courriels admiratifs : « un intérêt simultané pour la sagesse millénaire et pour les jeux vidéos, c’est rare! » On s’est parlé par courriel, par msn.

Quand je lui avais envoyé ma photo, elle m’avait écrit que je ne « devais pas avoir de difficulté à trouver des minettes consentantes. » Pourtant en 2002 rien ne fonctionnait avec les filles. J’avais atteint un plateau himalayen de dégoût et de frustration. J’avais 23 ans et je n’avais jamais eu de blonde. Mes tentatives dans le réel n’étaient que gaspillages d’énergie. Je me défoulais dans le virtuel. Je tentais de me transmuer en texte sur une page web, de créer l’image de moi la plus intrigante possible en attendant qu’on me remarque, en attendant qu’il se passe quelque chose. Cela n’avait conduit jusque là qu’à une série d’impasses.

Mélusine allait au festival d’été à Québec. Mon père, généreux, m’a reconduit là-bas. Je suis descendu à la gare de Ste-Foy et je suis allé la rejoindre, avec rien d’autre dans mon sac à dos que mon discman et un disque de death metal. Je ne savais pas qu’il me serait utile.

* * *

Nous nous sommes promenés dans le vieux Québec. Elle n’était pas seule – nous étions encombrée de son amie qui nous empêchait de discuter. Il faut toujours compter sur une tierce personne pour venir saboter l’intimité. Mélusine sous forme réelle était un peu moins jolie qu’en photo : un trop petit nez peut-être, mais elle était petite et maigrichonne, ce qui plaisait au squelette famélique que j’étais.

Nous avons bu des pichets à une terrasse durant l’après-midi, une bouteille de vin au souper. À la tombée de la nuit, nous sommes allés tous les trois acheter de la Trois Pistoles dans un dépanneur et nous l’avons bue dans un parc, près des plaines. À un moment son amie s’est éclipsée je ne sais où, et Mélusine en a profité.
- On est pareil toi et moi. Il ne reste plus qu’à t’en rendre compte.

Elle s’est rapprochée. Elle a dit ce qu’elle avait à dire. Elle est consciente que c’est débile, qu’elle se base sur presque rien, mais elle connaît ma page par cœur, je suis son idole. Plus encore : elle est amoureuse de moi. Elle m’a embrassé. Comme dans un mauvais film, son amie est revenue au même moment, et j’ai roulé par l’arrière dans l’herbe en riant, tombant presque en bas de la pente abrupte. Puis nous sommes partis au spectacle qu’elles voulaient voir, en plein air. Elle me prenait la main, me donnait des becs dans le cou, sautait partout comme une petite fille. Elle était heureuse.

Hébété, saoul alors qu’il faisait encore clair, je ne comprenais pas ce qui arrivait mais je me laissais faire. Il se passait si peu de choses dans ma vie. Voilà qui ressemblait presque à un événement. Peut-être une trace de bonheur à ma portée.

* * *

Terminus de Ste-Foy, une heure du matin. Je regarde le tableau d’affichage, sursaute, me frotte les yeux. Il n’y a plus aucun départ pour Montréal. Les deux filles du Bic s’apprêtent à monter dans leur autocar vers Rimouski, elles rentrent chez elles. Je ne sais pas quoi faire. Il est trop tard pour appeler un ami ou la famille. Je ne vais quand même pas camper dans le terminus, appeler mes parents qu’ils viennent me chercher à 250 kilomètres de chez moi, dormir sur un banc de parc, boire du café toute la nuit au Dunkin Donuts, payer un motel sur le boulevard Laurier.

Mélusine me dit : « Viens avec moi! », les yeux brillants.
Les yeux d’une fille amoureuse.
Je demande au caissier : « Qu’est-ce que tu ferais toi? ». Un gros bonhomme jovial. Il me dit : « Moi je te mets dehors à deux heures du matin, de toute façon. Allez, vas-y mon gars. Refuse pas ça, voyons! ». Alors, j’ai dit : « Allons-y. »

* * *

Dans l’autocar tout le monde dormait, les veilleuses étaient toutes éteintes. Son siège était devant le mien, mais une femme nous a dit de nous taire, qu’il était passé deux heures du matin. Mélusine est venue s’asseoir dans le passage à mes côtés. Je me suis assis par terre moi aussi, à côté d’elle, en plein milieu de la rangée. Tout bougeait, tremblait, flottait. J’étais encore saoul. J’avais l’impression de partager avec elle un petit monde clos, une capsule en suspension dans l’espace. Dans un astronef en route vers un spatioport inconnu, dans le vide intersidéral. Quelques lampadaires oranges en guise d’étoiles. On a discuté à voix basse. Elle avait la tête pleine de rêves, elle tenait à faire bonne impression avec mes parents, elle voulait voyager en Amérique du sud avec moi, passer la semaine à faire de la randonnée… Je la laissais parler. J’étais fasciné par son regard de fille amoureuse. Elle souriait, m’embrassait. Cela ressemblait au début d’une histoire. Aurais-je enfin une blonde? Est-ce que c’était elle, la petite fille du Bic?

- Qu’est-ce que tu veux de moi?
- Je veux faire l’amour avec toi. Et ensuite, je veux juste tripper avec toi un moment…

Dans un élan d’audace, j’ai commencé à glisser ma main dans son jeans. Elle était très maigre, ses jeans étaient si moulants que je ne pouvais pas manœuvrer là-dedans – et de toute manière j’ignorais encore comment m’y prendre. Elle se tortillait un peu, me laissait faire, rigolait en disant qu’elle avait l’impression d’avoir 14 ans. J’ai repensé à mes 14 ans, époque asexuée dans ma chambre à jouer à Dragon Warrior IV bien loin encore du moindre déchirement amoureux. Innocent, geek à l’os. Pendant que je montais mes huit personnages au level 99, les filles se laissaient tripoter par les gars. Il a fallu que je patiente jusqu’à 23 ans pour réussir de peine de misère à avoir ma part. Mais je l’avais enfin. Par terre dans le couloir d’un autocar.

Ne sachant trop que faire de plus, j’ai retiré ma main. C’était déjà bien assez, c’était déjà précieux. Un banc s’est libéré, on a pu se rassoir sur les sièges. Elle s’est endormie blottie contre moi, bien au chaud au fond du ventre de l’autocar, au milieu de la nuit.

* * *

À perte de vue, à espaces irréguliers, des rochers noirs émergent du fleuve. C’est la marée basse et le paysage m’est inconnu. Qu’est-ce que je fais là? Qui est cette fille à côté de moi? Confusion et souvenirs vagues de la veille. D’accord. Je suis avec la fille du Bic, sur un coup de tête je suis parti avec elle.
- On est où?
- On arrive à Rimouski.
L’autocar s’arrête au terminus. Il est 5 heures du matin. Son amie était assise le banc en avant de nous. Nos chuchotements ont dû l’empêcher de dormir une bonne partie de la nuit. J’ai les yeux collants, j’ai sûrement mauvaise haleine. Je suis étourdi.

Au terminus, un homme nous attend. Débraillé, taciturne.
- Salut les filles.
Il leur fait la bise, un baiser sur chaque joue. Il est dans la quarantaine avancée, les cheveux assez longs, gris. Le visage bronzé, ridé. Un homme qui travaille dehors. Qui est-il? Mélusine ne me le présente pas. Avait-elle dit quelque chose à propos d’un coloc? Elle ne dit rien. L’homme me serre la main, l’air de penser : « qu’est-ce qu’il fait là, celui-là? », mais il ne pose pas de questions non plus. Je comprends tout de suite que ce n’est pas son père. Qu’est-ce que je fais ici?

L’amie s’en va, et je monte avec la fille du Bic dans le camion de l’homme. Il dit qu’il n’a pas dormi de la nuit. Il nous attend depuis longtemps au terminus. Mélusine reste muette. Nous quittons la ville pour un village, au bord du fleuve. Je comprends qu’on arrive au Bic. Ici, la forêt est dense.

Le camion tourne sur un chemin de gravier, grimpe dans les terres. Mais toujours demeure la vue sur le fleuve, presque aussi immense que celui de mon enfance. Il fait frais, le soleil est encore bas dans un ciel clair, le lieu est magnifique et je me laisse saisir par la beauté du paysage. Peut-être que ça ira. Inutile de s’en faire.

Le camion se stationne à côté d’une maison en construction. Elle n’est pas terminée : il n’y a que la charpente des murs extérieurs qui tient, de lourdes toiles de plastiques protègent l’intérieur. L’homme disparaît je ne sais où, Mélusine semble enfin plus détendue, souriante.
- Je vais te faire visiter!
Elle glisse la toile et me fait entrer. C’est un chantier. Le plancher est en béton. Ça dégouline du toit un peu partout. La toilette est derrière une toile de plastique transparente. Pas de porte. Le toit est ouvert par endroit. Il fait froid et humide. Tout est en désordre. Des seaux en plastique, des outils. Elle soulève une bâche pour me montrer l’ordinateur caché en dessous.
- C’est là-dessus que j’ai fait mon site!
Je vois leurs lits : deux lits simples, l’un à côté de l’autre. Séparés de quelques pieds à peine. Une citation d’André Breton au-dessus : « la poésie se fait dans un lit comme l’amour ».

Nous sortons de la maison, elle m’invite ensuite à l’arrière. Il y a une tente roulotte que je n’avais pas aperçu en arrivant. Nous entrons à l’intérieur. Très vite, nous retirons nos pantalons, et nous nous retrouvons sous le sac de couchage. Elle s’allonge tout près de moi, étire sa jambe sur la mienne. Elle se tourne vers moi, plonge son regard le plus loin qu’elle peut. Elle recommence à m’embrasser. Elle est douce, ses cheveux sentent bon. Une petite capsule de tranquillité prend forme, à nouveau, autour de nous.

La porte de la roulotte s’ouvre. L’homme se penche dans l’embrasure, s’apprête à entrer, nous voit tout de suite.
- Ah, vous couchez ensemble. J’avais pas compris ça.
Sa voix est neutre. Il referme la porte. Clic.

- Quoi?
- Porte pas attention à lui.
Elle m’embrasse à nouveau, je tente d’ignorer cette fausse note. Une fille qui m’embrasse; l’événement est si rare que j’arrive à oublier.

La porte s’ouvre à nouveau. Le gars gueule :
- Tu ne me reverras plus jamais. Adieu. Je sacre mon camp!
Il claque la porte de la tente roulotte de toute ses forces. BANG! Tout vibre!
Il saute dans son camion, part en fou. Bruit de moteur, crissement de pneus sur le gravier.

C’est l’explosion dans ma tête. Qu’est-ce qui se passe? Qu’est-ce que je fais ici? Je ne comprends rien. Je débande. Tout devient froid. Mode survie. Je me redresse dans le lit d’un coup.
Elle dit d’une voix lente et traînante, « Je comprends pas, pourquoi il fait ça? C’était clair que c’était fini… »
- Bien voyons! C’est évident! Le gars est crissement jaloux!
- Mais les ex jaloux, ça fait partie de la vie… Faut que t’apprennes à vivre avec ça… dit-elle sans trop de conviction.
- C’est pas pareil là! Shit! Tu vis avec lui!
Elle semble si déçue. Aucune colère, aucune peur en elle. Que de la déception, une tristesse résignée. Moi, je suis en mode d’hyper méfiance, presque animale. L’homme peut revenir.

- Comment faire pour partir d’ici?
- Oh non…
- Allez, comment je peux retourner chez moi?
- Il y a un dépanneur sur la 132… Tu pourras prendre un autobus…
- Viens me montrer. Viens avec moi.

Je sors du lit, me rhabille, prend mon sac à dos. Il faut descendre jusqu’à la route 132 où il y a un téléphone public, pour appeler un taxi. Le dépanneur est à l’entrée du village, quelques kilomètres plus loin.

Pendant qu’on descend au bord du chemin, le camion de l’homme réapparaît. Il grimpe la côte à toute vitesse, les pneus crissent encore dans le gravier, il fonce directement sur nous. Nous faisons un pas de côté dans le fossé, il file tout droit, monte jusqu’en haut de la côte, fait demi-tour, redescend et repasse en trombe à côté de nous. À notre hauteur, l’homme frappe son klaxon et nous envoie un magnifique droit d’honneur.

En moi, une explosion de colère noire. La situation m’apparaît comme un affront personnel. Je ne mérite pas ça. Je mérite une blonde. Tout de suite, maintenant. Ce n’est pas juste. Cette fille est amoureuse de moi, elle devrait être à moi. Elle veut m’expliquer qui il est, mais je ne veux rien entendre. Je ne l’écoute plus.

Au bord de la route, j’appelle un taxi.
- Tu vas revenir me voir?
Sa voix est douce. Il y a encore une trace d’espoir.
- T’es mieux de ne pas compter là-dessus.
Ma voix est froide, tranchante.
Elle regarde par terre.
Tout est silencieux. La route est déserte.
- Je suis contente de t’avoir connu, Jean-Philippe. J’espère que tu trouveras quelqu’un de bien. Tu le mérites.
Je suis monté dans le taxi sans la regarder.

* * *

Il était huit heures le matin. J’ai tourné longtemps en rond devant le dépanneur perdu dans mes pensées frustrées. J’étais au fin fond du bas du fleuve, presqu’en Gaspésie, à marcher de long en large, en ayant peur de chaque camion qui passait. Tout le monde a des camions, là-bas. J’ai bouffé une brioche achetée au dépanneur. C’était le magma terrible dans ma tête. J’ai appelé ma mère.

J’ai attendu l’autobus jusqu’à neuf heures. C’était la ronne de lait : on s’est arrêté dans chaque petit village du bas St-Laurent, jusqu’à la gare de Lévis où j’ai transféré dans un autre autobus, vers le métro Longueuil. Je suis arrivé chez moi passé quatre heures de l’après-midi. Je n’avais pas de livre. Je n’avais que Damage Done de Dark Tranquillity dans mon discman pour tenter d’épuiser ma frustration, ma déception.

Je me souviens surtout de la colère. Celle d’un enfant gâté qui comprend en retard que la vie ne nous donne pas ce qu’on mérite. Il n’y a pas de mérite. Il y a le hasard et le chaos et il faut saisir les moments de douceur qui nous tombent dessus par accident.

Aujourd’hui, quand je la raconte de vive voix, cette histoire est à crever de rire. En l’écrivant, je la trouve plutôt triste.

* * *

Épilogue. À mon retour, je lui ai écrit un courriel où je lui faisais la morale, lui ordonnant de changer de vie. Elle n’a pas répondu tout de suite. Quand j’ai raconté l’histoire aux gens de mon entourage, on a eu peur pour elle, tout le monde croyait l’homme violent. Je ne m’inquiétais pas vraiment; il me semblait inoffensif, à bien y penser. Plus triste que terrifiant. La vie n’est pas Terreur! Terreur!, mais plutôt Tristesse! Tristesse! J’avais écrit mon courriel sans souci véritable pour elle, j’essayais surtout de soutirer encore quelque chose à cette histoire. Trouver une possibilité de revivre cette nuit magique en autocar spatial. Je n’ai eu d’écho que quelques semaines plus tard : elle s’excusait de m’avoir embarqué là-dedans, elle disait qu’elle aimait sa vie comme elle est, les couchers de soleil sur le fleuve, travailler les mains dans la terre… Elle ne voulait rien changer. Je n’avais pas à la juger. Elle avait raison.

Je n’ai plus jamais eu de nouvelles.

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Comments
9 Responses to “La fille du Bic”
  1. Lorazepam dit :

    Oh que j’avais hâte de lire cette histoire! Et j’avais raison de trépigner d’impatience, c’est fou et beau et ça sent le sapinage!

    « Pendant que je montais mes huit personnages au level 99, les filles se laissaient tripoter par les gars. » He he he…

  2. Darnziak dit :

    C’était long en maudit monter le héros, Ragnar, Alena, Cristo, Brey, Taloon, Mara et Nara au level 99!

  3. ambidextre dit :

    Qu’est-ce que je me reconnais dans cette naïveté! Je pense qu’avec les temps on devient un peu moins naïf, mais ça ne change rien en fait puiqu’on se fait juste avoir par des tactiques plus sophistiqués. Evil ladies…

  4. DailyV dit :

    Moi aussi je me reconnais, là-dedans. Faut croire qu’au fond, on cherche tous à arracher notre propre parcelle de bonheur à l’existence..

  5. Ed.Hardcore dit :

    On n’a pas que Port-Cartier en commun : il m’est aussi arrivé une mésaventure avec un trucker du Bas-du-fleuve…

    http://bangbangblog.com/un-tueur-sadique-a-mes-trousses/

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